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L'Empreinte, scène nationale Brive-Tulle

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© Chantal Depagne Palazon

Théâtre

L'école des femmes

Molière / Philippe Adrien

07 - 08 nov

ticket

Placement numéroté

Grande salle

Durée 2h

Renseignements
05.55.24.62.22


Déjà vu aux Treize Arches Le Dindon (2012) et Le bizarre incident du chien pendant la nuit (2017)

 

Nomination aux Molière 2014 de la Mise en scène du théâtre public et Molière 2015 de la Révélation féminine.

THEATRAL MAGAZINE

Le metteur en scène Philippe Adrien a aimé l’histoire de Christopher, jeune métis autiste, et nous la fait aimer dans un spectacle particulièrement abouti. Développant une narration à la fois très factuelle – l’enquête systématique de l’adolescent pour retrouver le meurtrier du chien de sa voisine – et très poétique, il nous plonge dans la construction mentale du jeune homme. Car Christopher n’est pas un simple. Il va certes à l’essentiel avec une obstination décidée, mais possède une logique et une intelligence supérieures très belles. Il est là et ailleurs, libre et déterminé, raisonnant avec méthode. Lâché dans un monde d’adultes au coeur du drame de ses parents, Christophe fait tourner le monde autour de lui, se passionne, et rêve de s’envoler dans l’espace. Pierre Lefebvre interprète ce jeune héros avec une impressionnante vérité. Un regard qui flotte au-dessus d’un horizon imaginaire, une posture du corps, une démarche, un timbre de voix… Son étonnante composition le rend attachant, émouvant à l’extrême. Et puis il y a cette belle distribution de comédiens formidables qui nous conduisent du rêve aux réalités les plus crues. Au coeur d’un dispositif scénique génial, Philippe Adrien donne vie à ses personnages, esquisse une chorégraphie, orchestre de superbes tableaux caressés de lumière, de musique, de vidéo, de volutes de brouillard. Tout cela est beau, saisissant et vrai, comme un arc en ciel fulgurant traversant un ciel tourmenté.

François Varlin

 


Arnolphe a élevé sa pupille Agnès dans l’isolement le plus total afin de faire d’elle une épouse soumise et fidèle. Mais l’innocence équivaut-elle à l’ignorance ? La violence semble être la langue naturelle d’Arnolphe: parler, pour lui, c’est dominer. Vivre ? « Se garantir de toutes les surprises. » Aimer ? Posséder et façonner .

Aveuglé, Arnolphe se prend pour un héros de tragédie, mais il n’y a là d’autre fatalité que la logique d’une lubie qui se retourne contre lui. Agnès, sous nos yeux, s’éveille aux sensations, au sentiment, à la parole enfin qui, une fois conquise, constitue la véritable école de liberté. L’oiseau est prêt à s’envoler.


L’École des femmes ou la défaite d’une tyrannie… Oui, Molière toujours, pour le défi, l’irrespect, la liberté par émancipation, qui laisse Arnolphe pantelant, ne pouvant plus parler –«  Oh ! » sera son dernier mot. Exit. Sous les rires.