menu Menu
close

L'Empreinte, scène nationale Brive-Tulle

background
@ Marc Damage

Musique

Théâtre

Baron Samedi

Entre Kurt Weill et le vaudou

04.02

Durée 65 mn
Informations et réservations au 05.55.24.62.22


Une relecture subversive par Alain Buffard, des rites vaudous sur une partition musicale puisée dans l’œuvre de Kurt Weill.


Table thématique sur Kurt Weil


Opéra chorégraphique autour de l’œuvre de Kurt Weill,  Baron Samedi rassemble un casting international (Afrique du Sud, Rwanda, Côte d’Ivoire, USA, France) de performers, chanteurs, musiciens, et convoque l’esprit carnavalesque haïtien pour orchestrer ce grand bal du renversement des valeurs.

Entre l’inspiration vaudou et les rengaines des années 30, Alain Buffard , disparu en décembre dernier, convoque sur le plateau, avec une jubilation évidente, la cohorte de mauvais garçons et de filles légères qui peuplent les opéras du compositeur. 

Il y a ces communautés des bas-fonds, il y a la mort et le sexe, la violence d’un siècle qui n’en a pas fini avec l’esclavage et la colonisation.

Chantre des excès sexuels, le personnage de Baron Samedi aborde avec provocation les problématiques du corps, du désir et du pouvoir. Personnage idéal pour un Alain Buffard taraudé comme toujours par ces trois monstres. Mais au-delà, c'est bien de l'exil qu'il s'agit ici. L'exil, sous toutes ses formes.

Le sentiment de solitude, de complexité, d'égarement. Sur scène, plus de barrière ni de frontière. Toutes les hiérarchies sont abolies. Les musiciens entrent dans le jeu, deviennent comédiens, les danseurs se muent en chanteurs, tournant en dérision les codes scéniques.
Dans une mise en abyme permanente, les identités plurielles s'entrechoquent, se confondent, s'embrouillent.

"Je voulais redonner un sens aux vieilles rengaines de Kurt Weill que j'écoute depuis l'adolescence. Il fallait pour cela trouver des performers danseurs qui puissent aussi chanter, avec du coffre, du corps. Il y a à peu près toute la planète sur le plateau, et cela nourrit la réflexion profonde sur l'exil."