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L'Empreinte, scène nationale Brive-Tulle

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© Jean-Louis Fernandez

Spectacle musical

Musique

Les Sonnets de Shakespeare

Norah Krief / Fred Fresson / Richard Brunel

jeu 09 fév. 20h30

ticket

Placement numéroté 

Durée 1h15

A partir de 13 - 14 ans 

 

Renseignements
05.55.24.62.22


La Comédie de Valence, Centre dramatique national Drôme-Ardèche

 

 

Musical, le spectacle Les Sonnets de Shakespeare, présenté en ouverture de saison du Théâtre de la Bastille, est avant tout rythmique. Rythme du cœur de l’auteur qui bat et que l’on entend fort bien dans ses élans, ses hésitations, ses inquiétudes, ses déclarations. Rythme du corps de la comédienne Norah Krief qui répercute chaque intention des sonnets avec la précision discrète du bruit que fait la goutte d’eau qui tombe et qui résonne.

Rythme toujours, dans la musique du compositeur Frédéric Fresson qui offre un répertoire musical éclectique. C’est un hymne à la vie, généreux en amour et soucieux du monde. En 1999, Norah Krief joue Henri IV mis en scène par Yann-Joël Collin au Festival d'Avignon, elle y chante trois sonnets, déjà sur les compositions de Frédéric Fresson. Le metteur en scène Éric Lacascade, puis aujourd'hui Richard Brunel, l'accompagnent dans son aventure.

Elle, la messagère, « portée par la musique mais qui porte l'histoire » dit-elle. Une histoire qui raconte la vie de Shakespeare, sa rencontre avec un homme, son amour éperdu, sa passion amoureuse, puis la jalousie, la vieillesse et la sagesse. Écrire pour accomplir l'impossible, telle est la grande force des ces sonnets. Chanter pour mieux parler aussi, telle est la promesse de Norah Krief qui nous offre un spectacle jubilatoire. Elle nous emporte dans sa danse chantée et, sur scène, dans une mise en scène épurée, les forces sont vives, l'écoute des musiciens est un souffle vital. Ils sont trois : Philippe Floris (batterie, percussions, voix), Fréderic Fresson (piano, voix) et l'agile Philippe Thibault (basse, voix). Norah Krief chante Les Sonnets – une vingtaine choisie parmi les cent cinquante-quatre du recueil – comme si c'était son propre chant d'amour. Pascal Collin signe une adaptation et une traduction de toute beauté. La langue du poète est somptueuse, précieuse, imagée, polémique, violente, sensuelle, philosophique. Elle surprend par sa simplicité, sa clarté et sa modernité.