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L'Empreinte, scène nationale Brive-Tulle

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© Benoit Thibaut

Théâtre

Danse

Millefeuille


Jean-Baptiste André - Association W

« Est-ce qu’on était au travail lorsqu’on est allé à la piscine, et qu’Eddy en sortant de l’eau m’a dit : “Ah, ouais, c’est super par rapport à la chorégraphie de faire naître le mouvement du texte !” ? Est-ce qu’Eddy travaillait en nageant le dos crawlé dans le bassin de 50 mètres ? »
 

 

Cela commence comme un exposé. Une rencontre scolaire avec un artiste de cirque, Jean-Baptiste André. Le public d’élèves écoute, attentif. Lui parle, de son métier, de sa carrière, puis tout à coup quelque chose dérape, minuscule. Il s’absente par la fenêtre, gratte la table, demande à l’assistance où il se trouve, dévoile de plus en plus d’éléments de sa vie intime. Et finit sur les mains, la tête en bas. La rencontre glisse irrésistiblement vers un spectacle d’équilibriste, et les élèves deviennent alors des spectateurs. Aidé par l’écriture d’Eddy Pallaro, l’artiste de cirque Jean-Baptiste André a voulu un spectacle qui se joue dans les classes et démine un peu le mythe de l’artiste-créateur mystérieux. Il souhaite faire entrer les élèves « dans le concret du faire l’artiste ». Son Millefeuille superpose joliment les couches, celles de la vie intime et de la vie d’artiste, celles du texte et des figures chorégraphiques, celles du réel et de la fiction. Même pas indigeste.