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L'Empreinte, scène nationale Brive-Tulle

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© Henri Cueco

Le Projet


Une officieuse main y avait travaillé dès l'âge permo-carbonifère [...]. Elle avait disposé, en rond des collines égales ou alors taluté le pied de la montagne limousine, au bord de l'Aquitaine, puis enfoncé le poue à leur jointure.

Pierre Bergounioux, L'empreinte

L’empreinte

Mot simple et poétique, il est imagé et riche d’utilisations multiples – l’empreinte digitale, environnementale, géologique, numérique, génétique, territoriale... –, et de sens.

Au sens propre, c’est la marque, la forme laissée par la pression d’un corps sur une surface. C’est aussi la trace que laisse un organisme, en géologie, ou encore la matrice, dans l’industrie.

L’empreinte en référence à Pierre Bergounioux et son ouvrage éponyme dans lequel l’auteur corrézien dépeint magistralement le pays de son enfance.

L’empreinte que nous laisse pour longtemps le souvenir ému d’une œuvre d’art, un film, un livre, un tableau, un spectacle...

L’empreinte qui tutoie le passé, le présent et l’avenir et marque, par un geste artistique, l’esprit comme son territoire.


L’empreinte artistique

Les arts de la scène ont la vertu d’offrir un autre chemin. Celui d’un imaginaire en prise avec le réel qui favorise une approche sensible des questionnements qui nous traversent.

Notre époque est complexe, les artistes en sont les témoins, leurs œuvres le reflet. L’oeuvre, quand elle éveille nos sens, touche notre coeur et mobilise notre esprit, suscite un pouvoir d’émerveillement capable de nous transporter.

C’est l’une des forces de l’art, cette capacité à nous émouvoir, à fabriquer du beau sur des sujets légers, graves ou sensibles et qui nous aide, quand le charme opère, à vivre mieux.

Cette programmation questionne le monde d’aujourd’hui, donne à voir et à entendrela diversité des écritures scéniques. Elle se déploie autour de cinq axes, autant de chemins possibles entre les scènes, les territoires et ses habitants.

Un théâtre sensible et engagé, témoin de notre époque, dont les récits se déclinent dans le temps et les espaces investis par la Scène nationale. La déclinaison du répertoire d’un même artiste entre les deux scènes, l’accueil de résidences de création croisées et de projets conçus en plusieurs volets permettent de suivre des trajectoires de compagnies et de pensées, les projets se répondant comme un écho.

Cette saison, vous retrouvez à Brive et à Tulle, entre autres, Les Trois Mousquetaires du Collectif 49 701, Sylvain Creuzevault, metteur en scène, Christian Rizzo, chorégraphe, Baptiste Amann, auteur et metteur en scène, The Very Big Experimental Toubifri Orchestra, ensemble musical, Bruno Geslin, metteur en scène, Pierre de Mecquenem...

La création pour l’enfance et la jeunesse est au coeur des préoccupations de L’empreinte.

Repenser plus particulièrement l’adresse et la programmation en direction des jeunes et des adolescents en temps scolaire et dans leur temps libre en s’appuyant sur les écritures dramatiques d’aujourd’hui. Cette année, vous découvrirez des textes de Nathalie Papin, Michel Simonot, Estelle Savasta, Barbara Métais-Chastanier, Aiat Fayez. Le prix Collidram sera investi par cinq classes de collèges de Corrèze.

Du Bleu en hiver, le festival des jazz(s) et musiques improvisées, embrasse les deux villes dans une version amplifiée et détonante du 24 janvier au 2 février.

Danse en mai, du 17 mai au 2 juin, devient un rendez-vous consacré au corps dans l’espace public en dialogue avec les paysages urbains, périurbains et naturels qui relient Brive à Tulle, en s’inspirant de la Tulle-Brive Nature. L’édition 2019 se construit en collaboration artistique avec Christian Rizzo, chorégraphe.

L’actualité de la création du spectacle vivant passera par L’empreinte. Qu’elles soient locales, régionales, nationales ou internationales, la Scène nationale ambitionne de présenter des productions d’artistes soutenus par les grandes institutions.

Cette année, des oeuvres comme Léonie et Noélie, créée au festival d’Avignon, Les Démons, créée au festival d’Automne avec l’Odéon-Théâtre de l’Europe, Far West ou encore une maison, créées à Montpellier

Danse, seront présentées.

Pour la création, la Scène nationale s’engage auprès d’artistes installés en Corrèze et en Nouvelle-Aquitaine. Elle initie également des collaborations artistiques dans la durée pour prendre le temps de la rencontre avec les territoires et ses habitants.

L’empreinte territoriale

Le rayonnement de la Scène nationale, conjugué à sa volonté de s’adresser à un large public et à la population dans son ensemble, se traduit par une présence soutenue dans les territoires. Celle-ci s’observe dans les villes, par une programmation de spectacles « hors les murs » des théâtres, dans les campagnes par des partenariats avec les collectivités locales, communes, communautés de communes, à travers des spectacles proposés en itinérance ou encore dans le cadre de collaborations avec d’autres acteurs artistiques et culturels, tels la Smac Des Lendemains Qui Chantent, certains festivals et centres culturels...

Des spectacles sont proposés au sein même des établissements d’enseignement du second degré, collèges et lycées, afin de favoriser une offre d’éducation artistique de proximité dans les bassins de vie les plus éloignés des villes centres.

Enfin, pour vous permettre de circuler aisément dans la programmation entre les théâtres de Brive et de Tulle, nous vous proposons un nouveau service de navette.

De façon systématique, tous les soirs de représentations tout public, un bus au départ de Brive (place du 14 juillet) ou au départ de Tulle (place Jean-Tavé) vous transporte à l’aller comme au retour pour un 1 euro

(cf. Informations pratiques).

L’empreinte culturelle

Au sein de ces deux théâtres implantés en coeur de ville, à proximité des marchés, nous souhaitons inventer avec vous de nouveaux usages, développer de nouveaux services.

Ces beaux bâtiments publics qui sont notre patrimoine commun, nous les proposons comme deux théâtres ouverts sur la ville, à l’écoute des initiatives diverses qui en faciliteront l’accueil, un lieu de vie, au-delà des représentations.

Cela se traduit, pour commencer, par une ouverture le samedi matin, entre 12h et 14h, et pendant les vacances scolaires.

Il s’agit aussi de proposer un espace commun de réflexion partagée et de pensée, de dialogue et de pratique artistique.

Imaginée avec les artistes accueillis, l’offre d’ateliers, de stages, de rencontres s’intensifie.

Le projet d’éducation artistique et culturelle de L’empreinte s’adresse à tous. Un cycle de tribunes autour d’enjeux de société pensé en dialogue avec la programmation est proposé chaque mois par Barbara Métais-Chastanier.