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L'Empreinte, scène nationale Brive-Tulle

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© Janina Arendt

Danse

Le Grand Sommeil


Marion Siéfert

"Marion Siéfert et Helena de Laurens : entretien avec deux vampires" Libération

 

« Le grand sommeil » de Marion Siéfert
Un solo entre danse et théâtre, par des artistes encore très peu connues, s'attire une grande curiosité – dont les causes appellent réflexion. dansercanalhistorique.com

Au départ travaillé comme un duo entre une adulte (Helena) et une enfant de 11 ans (Jeanne), Le Grand Sommeil tire sa force d’une absence. Après des mois de répétitions, la participation de Jeanne a été compromise par la pesanteur des procédures visant son intégration au spectacle. Devenue solo, la pièce rassemble deux êtres en une seule et même figure : « l’enfant grande ». Helena de Laurens porte en elle la mémoire de la gestuelle de son ancienne partenaire.


Les représentations convenues de l’enfance se troublent. Partir du corps adulte pour raconter l’enfant dans son rapport à la famille, à l’État et à l’art questionne notre rapport à la norme, tout en demandant ce que peut la création artistique dans la construction d’une individualité. Qu’est-ce que jouer ? Que faut-il prendre et transgresser pour pouvoir grandir ? Que fait une actrice si ce n’est voler, dérober et dévorer ce qui l’entoure ?


Entre théâtre et danse, ce solo d’une rare puissance explore la part sombre de l’enfance, celle de l’inavoué, des peurs et des désirs, dans une société où l’enfant est de plus en plus sécurisé, contrôlé et où toute expérience forte est vécue comme une menace ou un danger.