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L'Empreinte, scène nationale Brive-Tulle

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© Pierre Nouvel

Musique

Campo Santo– Impure histoire de fantômes


Jérôme Combier, Pierre Nouvel, Ensemble Cairn

Installation/concert pour 5 musiciens, électronique et dispositif scénique et vidéo

 

Plongée musicale parmi les vestiges d’une utopie abandonnée

Campo Santo c’est à la fois un concert, une installation sonore et visuelle, de la littérature autour d’une histoire oubliée.


Avec le soutien de l’Onda - Office national de diffusion artistique

Dans les années 30, les Soviétiques achetèrent aux Norvégiens une île située dans l’archipel du Spitzberg, au pôle Nord, pour y exploiter une mine de charbon. Ils y construisirent une cité utopique qui fonctionna de manière autonome, une vaste entreprise qui compta jusqu’à 1500 employés et où tout était gratuit. Après la chute de l’Union soviétique, la production diminua peu à peu et l’exploitation minière s’arrêta. Le 31 mars 1998, un dernier navire quitta l’île. Le compositeur Jérôme Combier a fait le voyage vers Le Spitzberg, où avec son équipe, il a enregistré les sons – piano déglingué, bruits de cuves, de bidons, bruits de radiateur, vent, goélands – et filmé ces lieux désertés par les hommes. À partir de cette « matière première », il a conçu Campo Santo comme une immersion sonore et visuelle dans la ville désaffectée de Pyramiden. Mais c’est aussi l’évocation des utopies économiques et sociales, des phalanstères, des cités radieuses et idéales, des illusions perdues, et bien sûr du marxisme. Sur le plateau, différents tableaux se succèdent mêlant les musiciens de l’Ensemble Cairn aux images du vidéaste Pierre Nouvel. Chœurs et ballets virtuels, fragments de textes, échos de chansons convoquent les fantômes des hommes dans les vestiges d’un lieu et d’une époque effacés.