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L'Empreinte, scène nationale Brive-Tulle

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© Thomas Métais

Apéro-Conversation

Les impasses de la toute-puissance : penser une économie favorable à tous les vivants ?


Tribune #6 avec Geneviève Azam

« Certains voient dans le changement climatique une opportunité technique et économique, susceptible de permettre un nouvel élan. Loin d’accepter la fragilité des écosystèmes et des sociétés, ils y voient un manque à combler, une erreur de la nature, un défaut de rationalité. Les solutions préconisées vont alors dans le sens d’une volonté de maîtrise redoublée, appuyée sur l’utilisation de techniques dites vertes – certaines visant à adapter les humains et la planète en les reconfigurant. » Geneviève Azam - Osons rester humains


 

Les bouleversements tant sociaux qu’écologiques dont témoignent notre époque rendent sensibles l’échec d’un modèle dominant fondé sur la compétition et la prédation, la toute puissance et le refus des limites. C’est à une prise de conscience de notre précarité et à une revalorisation de la fragilité – des écosystèmes, des sociétés, des citoyens les plus exclus – que nous invite Geneviève Azam dans ses différents ouvrages. Dans un contexte de marchandisation et de financiarisation massives, il s’agit de rappeler la part non-comptable des vies et de leurs relations, d’une reconquête des valeurs de la coopération, de la solidarité, du soin des sociétés et des vivants.
 
Économiste, altermondialiste et ancienne porte-parole d’ATTAC France, Geneviève Azam est maîtresse de conférences en économie et chercheuse honoraire à l’université Toulouse-Jean-Jaurès. Inspirée notamment des travaux de Karl Polanyi, Simone Weil et Marcel Mauss, ses travaux de recherche portent principalement sur l'économie sociale et solidaire, les échanges non marchands, la brevétisation du vivant, l'écologie et le changement climatique. Elle est l’auteure de Le temps du monde fini, vers l’après capitalisme (les Liens qui libèrent, 2010), Osons rester humain : les impasses de la toute-puissance (les Liens qui libèrent, 2015), Simone Weil ou l’expérience de la nécessité (Le passager clandestin, 2016) et Lettre à la Terre (Seuil, 2019). Elle participe aussi régulièrement à la chronique « à contre-courant » de l’hebdomadaire Politis .  Elle est membre de la rédaction de la revue en ligne Terrestres, https://www.terrestres.org.