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L'Empreinte, scène nationale Brive-Tulle

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Thomas Métais-Chastanier

Les Tribunes

Apéro-conversations


Cycle de conférences pensé et animé par Barbara Métais-Chastanier, autrice associée à L’empreinte, Scène nationale Brive-Tulle

De novembre à mai, une fois par mois au Théâtre de BRIVE ou de TULLE, Gratuit

Pensées en dialogue avec la programmation, ces rencontres nous invitent à penser, interroger ou mettre en critique le monde dans lequel nous vivons. Les regards singuliers de chacun de nos invités nous permettront de continuer à faire résonner les questions soulevées par les différents spectacles présentés cette saison.

 

 

Destiné à toutes et tous, qu’elles ou ils soient amoureux ou non du théâtre, le pratiquent ou ne le fréquentent pas, ce cycle de débats permettra de mettre en partage les questions qui agitent notre époque, et permettra d’interroger du même coup la place qu’occupe le théâtre aujourd’hui.

 

- Partager : Liberté, égalité, fraternité – vraiment ?

Animée par Réjane Sénac

Lundi 19 novembre à 19h au Théâtre de Tulle

 

Pensée en regard de la programmation de la saison de L'Empreinte, et notamment de La Femme® n'existe pas, en circulation dans les collèges entre le 19 et le 23 novembre, pour approfondir la question du traitement par le théâtre de l'égalité homme/femme et de la parité, cette première tribune permettra d’interroger sous un angle nouveau le thème choisi comme fil rouge cette année : « Comment changer le monde - puisqu'il en a besoin ? ».

 

Réjane Sénac sera la première invitée de cette rencontre intitulée Partager : Liberté, égalité, fraternité – vraiment ?. Politiste, présidente de la commission parité du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes et directrice de recherche CNRS au Centre de recherches politiques de Sciences Po - CEVIPOF, Réjane Sénac explore les contradictions qui travaillent les politiques et discours de promotion de la parité et de la diversité.

 

S'intéressant à la devise républicaine « Liberté, égalité, fraternité », elle questionne l'égalité sous condition à l'oeuvre aujourd'hui et en appelle à une égalité véritablement républicaine, et donc inconditionnelle, permettant à chacun et chacune d'être reconnu comme semblable. Elle est notamment l'auteure de L'ordre sexué. La perception des inégalités femmes-hommes (2007), La parité (2008), L'invention de la diversité (2012), L'égalité sous conditions. Genre, parité, diversité (2015) et plus récemment encore de Les Non-Frères au pays de l'égalité (2017).

 

Le regard de Réjane Sénac, tant sur la parité que sur les politiques d'égalité, offrira de précieux outils pour appréhender dans la nuance et la finesse ces questions de société. Si La Femme® n'existe pas interroge la question du suffrage universel à l'époque de Marivaux, cette rencontre permettra de déplacer les enjeux vers l'époque contemporaine et de voir comment ils résonnent pour nous aujourd'hui.

 

- Rêver : En quoi sommes-nous prêts à croire ?

Animée par Thierry Paquot

Samedi 1er décembre à 19h au Théâtre de Brive

 

Imaginée en dialogue avec la programmation de plusieurs spectacles présentés cette saison - notamment Les Démons mis en scène par Sylvain Creuzevault et Nous qui habitons vos ruines mis en scène par Marie Lamachère, cette rencontre avec Thierry Paquot nous lancera sur les traces des rêves, des désirs et des croyances. Intitulée Rêver : En quoi sommes-nous prêts à croire ?, ce débat nous fera cheminer en compagnie d'un philosophe curieux du monde d'aujourd'hui et de ce qui l'anime. Professeur des universités à l'Institut d’urbanisme de Paris, il est l'un des rares philosophes à s'être autant intéressé à la ville et à ce qu'elle nous fait. Sa route a aussi souvent croisé celle de l'utopie, des braconniers du possible et des grands rêveurs en tout genre. Auteur d’une quarantaine d’ouvrages, il a notamment publié Habiter l'Utopie (2004),

 

Ivan Illich, l'alchimiste des possibles (2016), des Lettres à Thomas More sur son Utopie (et celles qui nous manquent) (2016) et plus récemment Utopies et utopistes (2018). En sa compagnie, nous chercherons à saisir plus précisément comment les villes d'aujourd'hui ou de demain portent l'utopie de nouvelles façons de vivre et d'habiter.

 

- Inventer : quel(s) futur(s) en commun ?

Animée par Jade Lindgaard

Jeudi 17 janvier à 19h au Théâtre de Tulle

 

Pour continuer à se donner des forces après les fêtes et entamer l'année avec un farouche désir de changement, nous vous invitons à une troisième rencontre en compagnie de Jade Lindgaard, intitulée Inventer : quel(s) futur(s) en commun ? S'il est un élément qui caractérise le travail de cette intrépide journaliste à Médiapart, c'est bien la question environnementale, pensée comme un enjeu collectif de réappropriation de communs désirables. Auteure notamment de Je crise climatique : la planète, ma chaudière et moi (2014), elle a récemment coordonné l'ouvrage Éloge des mauvaises herbes : Ce que nous devons à la ZAD (2018). Cherchant obstinément à faire émerger d'autres récits et des alternatives radicales qui prennent à rebrousse poil le cynisme ambiant, ses livres comme ses articles nous invitent à ouvrir le champ des possibles pour faire du présent autre chose qu'un constat d'impuissance. C'est dans cet esprit de partage d'élans critiques et de pensées alternatives que nous entraînera cette troisième tribune.

 

- Aimer : l’amour est-il à réinventer ?

Animée par Jean-Christophe Angaut

Jeudi 14 février à 19h au Théâtre de Tulle

 

Jean-Christophe Angaut est maître de conférences en philosophie à l'École normale supérieure de Lyon. Conférencier et auteur de nombreux textes sur le sujet, il est un des spécialistes contemporains de l'œuvre de Mikhaïl Bakounine.

 

Comme un contrepoint aux soirées prêtes à l'emploi de la Saint-Valentin, la Scène nationale de L'Empreinte vous invite à une quatrième tribune autour d'un verre et d'un sujet pour le moins fédérateur : l'amour. Aimer : L'amour est-il à réinventer ?, voilà la piste sur laquelle nous lancera cette tribune du 14 février.

 

Si dans Une saison en Enfer, Arthur Rimbaud écrivait déjà que l'amour était "à réinventer", plus d'un siècle plus tard, dans Eloge de l'amour Alain Badiou nous rappelle que l'amour est une expérience philosophique, humaine et politique cardinale : l'occasion d'expérimenter le monde du point de vue du deux. Si aujourd'hui, l'amour est plus que jamais à réinventer, c'est aussi parce que, dans un contexte politique et social structuré autour des valeurs d'intérêt et de l'individualisme, il reste une expérience du risque, de l'altérité radicale qui contrevient parfois à nos intérêts propres. Et pourtant, de Tinder à Meetic, du salon du mariage au business de l'amour, l'amour est aussi une valeur fortement investie et colorée par le libéralisme.

 

- Accueillir : repenser l’hospitalité ?

Animée par Michel Agier

Jeudi 14 mars à 19h au Théâtre de Brive

 

Michel Agier est un ethnologue et un anthropologue français, Directeur de recherche à l'Institut de recherche pour le développement et Directeur d'Études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS). Ses recherches portent sur les relations entre la mondialisation humaine, les conditions et lieux de l'exil, et la formation de nouveaux contextes urbains. Il a publié notamment Les migrants et nous (2016) et L'Étranger qui vient - repenser l'hospitalité (2018).

 

Difficile au vu du contexte de ces dernières années, difficile de ne pas s’interroger sur les lois d’inhospitalité qui caractérisent les pays européens. Voilà à quoi sera consacrée cette nouvelle soirée d’échange, de pensée et de partage à l’Empreinte : à ce que les journaux nomment - faute de mieux - « crise migratoire » et qui pourrait plus fondamentalement s’identifier selon les mots de Michel Agier « comme une crise des Etats-Nations face aux défis de la mobilité » (L’Étranger qui vient - Repenser l'hospitalité, 2018). C’est à une discussion autour de cette politique de/dans l’hospitalité que nous invite cette cinquième tribune intitulée :  Accueillir : repenser l’hospitalité ? En face du devoir d’hospitalité, n’est-il pas possible de penser un droit à l’hospitalité pour inventer « une citoyenneté nomade pour tous ? »

 

- Habiter : Comment desurbaniser la terre ?

animée par Guillaume Faburel

Samedi 20 avril à 19h au Théâtre de la Grange Brive

 

Nous sommes aujourd'hui confrontés à une expansion urbaine incessante et à l’accélération des flux et de nos rythmes de vie. Cette transformation des villes génère de l'exclusion économique, de la ségrégation spatiale et de la souffrance sociale, tout en alimentant la crise environnementale. Au point que les grandes villes inspirent aujourd’hui un rejet croissant qui se traduit par une multitude de résistances ordinaires. Ces initiatives de réinvention et d'alternative nous disent qu'on peut inventer une autre ville pour d'autres vies, au service du vivant, de ses lieux et de ses rythmes. En compagnie de Guillaume Faburel, cette sixième tribune sera l'occasion de réfléchir à nos modes de vie dans la ville, celle-ci sera pensée en dialogue avec la résidence de la compagnie Interstice et avec le stage de théâtre organisé au Théâtre de la Grange.
 

Guillaume Faburel est professeur à l’Institut d’urbanisme de Lyon (université Lyon‑2). Ses travaux portent sur la ville durable, la justice urbaine, la participation habitante ainsi que sur l’évolution des savoirs et métiers de l’urbanisme et de l’aménagement. Les Métropoles Barbares - Démondialiser la ville, désurbaniser la terre est son dernier ouvrage. Il est paru au Passager clandestin en mai 2018 et a reçu le prix du livre d'écologie politique de la FEP.

 

 

 

- Vibrer : être au monde, vivre le cosmos ?

animée par Séverine Kodjo-Grandvaux

Jeudi 2 mai à 19h au Théâtre de Tulle


En conclusion de ce premier cycle de tribune et en dialogue avec la programmation de DanSe en mai - édition consacrée cette année au paysage et à ce qu’il nous fait -, nous discuterons avec Séverine Kodjo-Grandvaux, philosophe et journaliste au Monde et à Jeune Afrique, à propos d’une autre manière de penser l'écologie et de renouveler notre approche afin de penser ce que faire monde peut vouloir dire. Auteure de Philosophies africaines (2013), co-directrice de l'ouvrage collectif Droit & Colonisation (2006), Séverine Kodjo-Grandvaux poursuit ses recherches dans deux directions : une approche de la mémoire qui questionne la manière dont Afrique et Occident lisent le passé colonial afin de voir comment sont construits les rapports actuels entre les deux continents ; le rôle joué par les philosophies africaines dans le développement d’une pensée de l’écologie politique et dans le développement d'une pensée de la nature en termes de cosmologies dynamiques, vivantes et ouvertes, par opposition à la pensée utilitariste occidentale réduisant la nature à un ensemble de ressources et de matière mises à disposition des humains.