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©Sammi Landweer

Notebooks

Lia Rodrigues


CAHIERS

Ce projet a été créé par Lia Rodrigues Companhia de Danças en réponse à l’invitation du Théâtre Hau Hebbel am Ufer, à Berlin, en Allemagne.

Cette œuvre se compose de sept cahiers qui forment une collection autour de l’univers poétique, politique et artistique de la compagnie. C’est une espèce de collage de moments de répétition, de présentation, d’inspiration, d’images, de photographies et de témoignages des artistes.


Les deux premiers cahiers publiés sont le Cahier Covid-19, sur l’expérience vécue tout au long de l’année 2020, et le Cahier Maré, qui décrit le quartier où nous travaillons.


Les cinq autres cahiers traitent des œuvres du répertoire qui ont été répétées en 2019.
Toutes étaient programmées pour être présentées en 2020 dans le cadre de la célébration des 30 ans de la compagnie de danse : Aquilo de que somos feitos (Ce dont nous sommes faits), Formas breves (Formes brèves), Pindorama, Para que o Céu não caia (Pour que le ciel ne tombe pas) et Fúria.

 

 Covid-19


La crise sanitaire est venue annuler une tournée rétrospective autour de plusieurs œuvres du répertoire de la compagnie. De mars 2020 à janvier 2021, la compagnie est restée active avec des rencontres virtuelles de conversations, de cours, de lectures, avec en fond, le contexte politique terrible traversé par le Brésil.


Maré


En 2004, Lia Rodrigues a initié un mouvement qui a été un tournant dans son parcours artistique lorsqu’elle déplace les activités de sa compagnie de danse au Complexo da Maré, à Rio de Janeiro. Depuis, elle y développe des actions artistiques et pédagogiques.

Aquilo de que somos feitos


En 1998, Lia Rodrigues a reçu une invitation pour créer une performance lors de l’ouverture de la rétrospective de l’œuvre de Lygia Clark, à Rio de Janeiro. Ce fut un moment de transformation pour la chorégraphe. Sa perception de l’espace et du corps s’est déplacée, et la relation entre l’œuvre, le spectateur et l’artiste bouleversée.

Formas breves


En 2001, Antonio Pinto Ribeiro, à l’époque directeur de Culturgest (une importante institution culturelle portugaise), invite la compagnie à participer à un hommage à Oskar Schlemmer (1888-1943). Cette même année, La compagnie est invitée à créer une performance inspirée par le livre d’Italo Calvino (1923-1985), Leçons américaines : six propositions pour le prochain millénaire. Lia Rodrigues, aux côtés de la dramaturge Silvia Soter et des danseurs de la Compagnie, propose de travailler sur une rencontre des deux artistes Calvino et Schlemmer, en indentifiant les questions qui nous conduisent au mouvement, les points communs, les affinités et les dissonances


Pindorama


En 2013, Lia Rodrigues Companhia de Danças répond à l’invitation de l’artiste Christiane Jatahy de participer au projet « In Drama » autour de l’oeuvre de Clarice Lispector, La découverte du monde. La compagnie choisit de travailler autour d’un mot tiré de l’une des chroniques de ce livre : haleter et d’expériences recyclées faites avec du matériel scénique déjà testé dans d’autres créations.

Para que o Céu não caia


En 2015, les artistes de la compagnie et les étudiants du « Nucléo 2 » de la formation continue de l’Ecole libre de danse de la Maré ont créé un questionnaire affectif-culturel-corporel. Il a donné lieu à une centaine d’entretiens avec les habitants de tous âges de la favela de la Maré. Ces récits individuels, dans leurs dimensions politiques et esthétiques, ont donné la matière première pour un exercice chorégraphique qui a marqué le début des recherches pour la création du spectacle « Pour que le ciel ne tombe pas ».

Fúria
 


« Et lorsque la douleur vient nous toucher, tandis qu’un œil pleure, l’autre regarde le temps en quête d’une solution. » (Conceiçao Evaristo, 2015).