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L'Empreinte, scène nationale Brive-Tulle

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Les coups de coeur de Caroline


Caroline Jaubert danseuse, qui anime l'atelier danse de l'empreinte les lundis soir partage avec vous ses inspirations.


 

 

Coup de coeur de la semaine du 25 avril au 1er mai

 

"La cohérence de l'être est tout harmonique et aérienne. Elle est fragile et libre comme une symphonie."

Gaston Bachelard, L'Intuition de l'instant

 

Découvrez un extrait de "Le Salon" de la compagnie Peeping Tom

 


 

Coup de coeur de la semaine du 13 au 24 avril
 

"Les mots de la matière" Odile duboc

"Entendre pour être émue… Écouter pour comprendre. Entendre pour trouver mes sources d'énergie, de plaisir du corps … Écouter pour construire".

 

Nous partons à la découverte de Sidi Larbi Cherkaoui, le chorégraphe, danseur, metteur en scène avec la pièce SUTRA :

 

Fasciné dans sa jeunesse par l’agilité et la maîtrise corporelle de Bruce Lee, le chorégraphe a décidé de se rapprocher des moines Shaolin et de les mettre en scène dans un spectacle où danse et arts martiaux se mélangent et se complètent jusqu’à devenir indissociables. Sur scène, 17 moines bouddhistes du temple Shaolin enchaînent, avec brio, des éléments de tai-chi, de kung fu et de danse contemporaine. Sidi Larbi Cherkaoui explore de nouvelles terres. Il a conçu cette pièce comme un rêve d’enfant passionné d’arts martiaux. Il est, pour l’occasion, accompagné du sculpteur Antony Gormley, qui a conçu une scénographie-décor très étonnante. Cette pièce de danse, à la fois profondément hypnotique, ludique et sportive, met en jeu une belle confrontation entre l’Occident et l’Orient et interroge à la fois sur le conflit des générations et des cultures et sur notre vision du monde et de l’autre.
 

Sutra est une forme de journal de voyage, qui a mené Sidi Larbi Cherkaoui vers l’une des sources de son inspiration, le temple Shaolin en Chine, berceau du kung-fu, lieu mythique où l’on croise le fantôme de Bruce Lee et l’une des pensées du corps les plus élaborées au monde, la spiritualité monacale et la pratique des arts martiaux. Travaillant sur place au monastère de Henan, Sidi Larbi Cherkaoui a recherché une double initiation : il reçoit gestes, rituels, rythmes et intuitions des moines du temple Shaolin, tout en leur proposant un cadre chorégraphique contemporain, fait d’autres dispositions des corps, d’autres vitesses, d’autres musicalités. Cet échange, replacé sur le plateau d’un spectacle, ressemble à l’apprentissage d’une nouvelle langue, écrite entre Orient et Occident, qui respecte la tradition du kung-fu et lui apporte un point de vue original. Comme s’il s’agissait de se replacer aux origines d’un art qui est aussi un mode de vie. C’est le corps et son énergie, maîtrisée, libérée, vitale, animale, qui animent la scène de Sutra, où dix-sept moines Shaolin entourent Sidi Larbi Cherkaoui dans une chorégraphie qui fuit la reconstitution folklorique pour mieux réinventer une philosophie de la vie à travers ses vitesses et ses pauses, ses éclats et ses retraits, sa vivacité apparente et son relâchement intérieur, son inspiration animalière et ses élans spirituels. L’artiste anglais Antony Gormley compose la part visuelle et scénographique de cet univers, tandis que le musicien polonais Szymon Brzóska travaille à sa révélation la plus intime, entre rythme impulsif et sagesse mélancolique. Dans cette étrange zone, où les corps font feu de tout bois tout en préservant les pouvoirs apaisants de la méditation, s’écrit une grammaire physique faite de tradition et de modernité, de matière et d’imaginaire, qui cherche à construire un passage entre une civilisation et les regards qui la découvrent : cette traversée initiatique qui mène à la beauté du geste.
 

 

 
 



Coup de coeur de la semaine du 6 au 12 avril


Cette semaine le coup de cœur de Caroline Jaubert s'arrête sur une image du spectacle Boxes d'Yvonne Rainer et sur le livre de Catherine David, "La beauté du geste". Elle vous propose la lecture d'une note de l'autrice.
 

 

 


 

Coup de coeur de la semaine du 30 mars au 5 avril


Quels corps ?

Quel mouvement ?

Quel rapport au monde?

Quel spectacle ?

échanger

se changer

devenir

transformation

commencer à être

l'insaisissable

produire une brèche dans ce monde engage toi

réduire l'écart entre l'art et la vie.

Emotion, Expression, Communication


Caroline. J


Découverte de la semaine :


Marina Hassabi
 

 

La lenteur, poser, déposer, l'essentiel, essence, sens, ciel, prendre le temps de voir, observer, l'instant présent, respiration, patience, impatience, autrement, toi, moi, nous. Matières, s'oublier, donner, offrandes.

 

Pour ceux qui veulent aller plus loin, et pour établir des connexions : son travail résonne avec le peintre Edward Hopper, à vous d'établir aussi des connexions avec des photographes, avec le cinéma...

 

 

Coup de coeur de la semaine du 23 au 29 mars :


Comment Merce Cunningham a révolutionné la danse !
 


"Debout à un coin de rue, vous attendez un ami. Il est en retard, ou vous pensez qu'il est en retard ; votre impatience croît, parce qu'il n'arrive pas. Vous voyez chaque chose et chaque personne comme n'étant "pas lui", et chaque personne n'est pas la personne que vous attendez. Finalement, il arrive, et vous trouvez qu'après tout, il n'est pas en retard. Mais votre anxiété vous empechait de voir, et n'avait réussi qu'à créer de l'inquiétude.
 

Attendez de nouveau au même coin de rue, mais sans souci d'une tâche à accomplir. Voilà le théâtre. Le regard en éveil, vous voyez que chaque individu, en marche ou immobile, est différent, qu'il bouge différemment, que les façades des magasins sont différentes, lorsque des gens différents regardent les vitrines; et que, sans intentions de s'exprimer, chaque personne s'exprime d'une façon étonnante. Chaque action, au moment où elle a lieu et au moment où vous en prenez conscience, est captivante. Cela n'a pas beaucoup d'importance alors, que votre ami soit à l'heure ou en retard. Vous avez été un spectateur dans le public,utilisant vos facultés pour regarder des acteurs qui jouent. "


Merce CUNNINGHAM Opéra saison 92-93