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© Gilles Vidal

Théâtre

Création

Le Feu La Fumée Le Soufre


Bruno Geslin - La grande mêlée

Une traversée incandescente et vertigineuse à la croisée des genres.

 

« C’est pour mourir mon bon Spencer que nous vivons tous… Tous vivent pour mourir, et s’élèvent pour tomber ». Ainsi parle Édouard II, figure centrale et titre de la pièce de Christopher Marlowe, le plus sombre des auteurs élisabéthains. Bruno Geslin s’en inspire pour une libre adaptation écrite à quatre mains avec Jean-Michel Rabeux, pour dix comédiens. Après avoir marqué les esprits avec le magnifique Chroma*, il poursuit son exploration radicale des singularités des âmes et des chairs. Du feu, de la fumée, il y en a sur ce plateau calciné de théâtre ravagé par le grand incendie de Londres. Décor de purgatoire installé sur les ruines fumantes d’un règne raté. Lorsque la pièce commence, Édouard II s’apprête à mourir. Avant de monter vers son bourreau, il remonte le fil de sa chute depuis la mort de son père : les jalousies tenaces autour de son Gaveston, les intrigues machiavéliques de Mortimer, l’amant de sa mère, la vengeance et les excès. La grande Claude Degliame campe cet Édouard II sulfureux, en proie à ses propres démons. Mythique comédienne des marges, elle avait déjà collaboré avec Bruno Geslin pour Dark Spring. Une traversée incandescente et vertigineuse à la croisée des genres.


*Accueilli durant la saison 18/19.

Dans la presse :

"Dans une sarabande jouissive, Bruno Geslin rend grâce la démesure de Christopher Marlowe et de son Edouard II hédoniste et autodestructeur." 
Patrick Sourd - Les Inrocks - 06/02/2021

"Sous le titre Le feu, la fumée, le soufre, Jean-Michel Rabeux et Bruno Geslin ont - fidèlement et librement - adapté « Édouard II » de Christopher Marlowe. Geslin signe seul la mise en scène et la scénographie. Claude Degliame habite le rôle-titre mais il faudrait citer toute la troupe de cette sombre, sensuelle et sanglante fête théâtrale [...] Tout naît de la nuit, celle des corps désirants, celles des rêves et rancœurs inassouvis et d’abord celle des cauchemars qui se poursuivent après le réveil dans la vie même. Cependant, dans cette grande pièce élisabéthaine, nous sommes au théâtre comme il se doit et jusqu’au trognon : cette scénographie est d’abord une formidable machine à jouer."
Jean-Pierre Thibaudat - Médiapart - 20/03/2021