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L'Empreinte, scène nationale Brive-Tulle

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© Simon Gosselin

Théâtre

Illusions perdues


D’après Honoré de Balzac Pauline Bayle - compagnie À Tire-d’ailes

La talentueuse Pauline Bayle part à l’assaut d’un monument littéraire : la Comédie Humaine de Balzac. Inventif, puissant et audacieux.

 

Révélée avec son diptyque Iliade et Odyssée adapté d’Homère, Pauline Bayle part à l’assaut d’un autre monument littéraire : la Comédie humaine de Balzac. Et tant qu’à faire à son tome le plus colossal – 700 pages, 70 personnages –, roman initiatique dans lequel se fracasse le destin de Lucien de Rubempré, jeune Angoumoisin rongé par l’ambition de se faire une place dans le beau monde parisien.

La jeune Pauline Bayle y plonge avec ses armes préférées : une adaptation nerveuse qui redonne un éclat contemporain au texte et l’énergie folle de sa troupe de comédiens. L’incandescente Jenna Thiam tient ainsi le rôle de Lucien de bout en bout tandis que les autres comédiens passent avec aisance et un plaisir manifeste d’un personnage à l’autre, composant une mise en abyme subtile et acérée de l’art en tant qu’objet de compromissions. Comme toujours, la scénographie est épurée à l’extrême pour laisser la place à un rapport direct et percutant entre comédiens et spectateurs. Le plateau se contente de quelques chaises comme accessoires. Le reste n’est qu’engagement total dans le jeu, à la hauteur de la démesure du texte, jusqu’à épuisement jouissif du récit.


Dans la presse : 

 

« Pauline Bayle adapte et met en scène la deuxième partie d’Illusions perdues avec une maestria époustouflante, qui l’installe définitivement parmi les meilleurs. Un chef d’œuvre, à voir absolument ! »  LA TERRASSE – 21 février 2020 - Catherine Robert 


« Aller à l’essentiel en sachant se perdre en route, c’est la signature de Pauline Bayle qui entretient avec le plateau un rapport musclé et même offensif. On fonce ». TELERAMA – 19 janvier 2020 – Fabienne Pascaud


« La metteuse en scène Pauline Bayle et ses cinq comédiens proposent une version « dégenrée » de l’œuvre de Balzac, très réussie et enthousiasmante.[…]. Totalement engagés, ils sondent le cœur glacial et brûlant des Illusions perdues ». LE MONDE – 11 mars 2020 – Brigitte Salino