background
© DR

Jazz

Concert

Abrazo


Adrien Amey

À bras le corps. Adrien Amey met à l’épreuve le titre même de son solo de saxophone. Abrazo, l’étreinte en espagnol. Et son alto en embrasse un joli paquet, de thèmes, de motifs et de fulgurances brutes. Abrazo, c’est moderne, peu avare en micro fictions. C’est certes abscon à la première écoute mais ça révèle des paysages insoupçonnés ensuite. Adrien Amey, qui a connu les honneurs du concours de La Défense et le bonheur de co-fonder le Surnatural Orchestra, façonne son périple le souffle long en bouche et les deux pieds sur les pédales. Aussi preste qu’un Daniel Ricciardo calé dans le siège de sa McLaren. Rapide et promptement dédoublé. Abrazo enlace mille pièces sonores, lance mille évocations à l’oreille de l’auditoire. Ça rêve tout debout, ça évoque le cinéma et ça peut même sonner harmonica-blues-du-bayou. Ce solo, s’il ne se donne pas gratuitement, distribue cependant, sans rougir, quantité de free hugs. Caressant.