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Mathieu Mellec

Danse

Ce qui s'appelle encore peau


Jeanne Simone

Sous tes vêtements t'es nu. Dès ta peau, tu es. Au-delà de ta peau : le reste du monde. A l'endroit de ta peau : comment le monde te touche, comment tu touches le monde.
 

Retour au plateau pour la chorégraphe Laure Terrier qui a tant œuvré dans l’espace public avec sa compagnie Jeanne Simone. Ce qui s’appelle encore peau part à la recherche du vivant et du lien sensible dans un monde abîmé, coupé du ressenti. Sans plus de possibilité de cache-cache avec l’urbain, la troupe fidèle et disparate de Laure Terrier – danseuses, comédiens, musicien, clown, poète sonore – trouve de nouveaux chemins pour se connecter, entre eux, et avec le dehors. Ils se présentent dans un décor meublé – un salon –, avancent chics, débraillés ou nus, navigant entre êtres sociaux et corps organiques, sur les cordes sensibles d’une contrebasse et d’un violoncelle. Les lectures de Baptiste Morizot et Marielle Macé ont fortement nourri cette pièce qui prend la peau comme membrane relationnelle, poreuse aux bruissements du monde et à l’autre, tout simplement.