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L'Empreinte, scène nationale Brive-Tulle

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© Thomas Métais

Apéro-Conversation

Observer ou Pourquoi les pissenlits méritent-ils mieux que l’anonymat ?


Tribunes #4 avec Emanuele Coccia

« La plante incarne le lien le plus étroit et le plus élémentaire que la vie puisse établir avec le monde. L’inverse est aussi vrai : elle est l’observatoire le plus pur pour contempler le monde dans sa totalité. »
Emanuele Coccia, La vie des plantes : Une métaphysique du mélange, Éd. Payot et Rivages - 2016

 

Emanuele Coccia, philosophe et auteur de La Vie sensible et de La Vie des plantes, nous invite, à reconsidérer nos relations avec les espèces végétales. Nous nous penchons donc sur les vivants les moins considérés par la philosophie occidentale : pissenlits, trèfles et autres formes de vie organique.


Replaçant les plantes au coeur du monde vivant, Emanuele Coccia repense nos relations avec les végétaux : Et si nous accordions un statut de sujet politique aux plantes ? Et si nous leur reconnaissions une subjectivité ? Une personnalité ? Une histoire ? Et si nous attribuions des noms à tel pissenlit ou à tel champignon ? Quels types de relation établirions-nous avec eux ? Quelles en seraient les conséquences ? Observant la façon dont la vie transforme et construit le monde qui l’entoure, Emanuele Coccia une réflexion féconde et provocante sur les rapports entre humains et nonhumains.

Maître de conférences à l’École des hautes études en sciences sociales, Emanuele Coccia est philosophe. Il s’est formé en philosophie médiévale à l’université de Florence et a publié plusieurs ouvrages remarqués notamment La Vie sensible (2010), et La Vie des plantes – une métaphysique du mélange (2016). Il a enseigné en Allemagne, aux États-Unis, en Argentine ainsi qu’au Japon.