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À quoi tu œuvres ?

Atelier de lecture d’œuvre d’art

Attention, c’est nouveau ! À l’heure du déjeuner, on vous invite à voyager à travers l’histoire de l’art, mais pas n’importe comment. Un dialogue entre une oeuvre et un spectacle de la saison à travers un écho thématique, une affinité esthétique ou une filiation créative ignorée.

Qu’il s’agisse de suivre la trace d’un·e artiste ou d’un mouvement artistique qui hante la création, de retrouver les sources visuelles et conceptuelles dont s’est nourrie une pièce, ou d’éclairer le texte même de la pièce, chaque séance donne des clés de lecture pour appréhender les spectacles sous un jour nouveau à travers le prisme des œuvres.

30 minutes pour découvrir une oeuvre d’art de 12h15 à 12h45 sur la pause déjeuner (vous pouvez amener votre encas)

- mercredi 7 octobre au Théâtre de Tulle (petit forum) : les illustrations pour L'empreinte de Pierre Bergounioux et Le Pré au Pouget (1978) par Henri Cueco, autour du spectacle L'empreinte de Babx
En rapport avec la lecture musicale, proposée par Babx, du texte L’Empreinte de Pierre Bergounioux, nous vous proposons de venir découvrir les illustrations réalisées par Henri Cueco dans la version illustrée du texte. Cueco y prolonge visuellement l’univers de l’auteur, marqué par le Limousin, le relief et la mémoire des lieux. Ce sera également l’occasion d’évoquer d’autres séries de l’artiste qui marquent son attachement à la nature et à l’histoire corrézienne.

- mercredi 14 octobre au Théâtre Brive (hall) : la série des "oeuvres germaniques" (1969-1992) d'Anselm Kiefer, autour de Pétrole de Sylvain Creuzevault
Quels rapports entre le texte inachevé de Pasolini et les œuvres dites « germaniques » d’Anselm Kiefer ? Un rapport à l’histoire, déjà, un présent marqué par le passé, pesant, et qui peut se répéter. Un rapport à la matérialité et aux matières brutes : pétrole, plomb, cendres, décombres… Une esthétique de la ruine qui se dessine dans le texte de l’auteur italien comme dans les œuvres de l’artiste allemand. Tous deux, finalement, interrogent le pouvoir, le néocapitalisme, la violence et les racines du mal.

- mercredi 18 novembre au Théâtre de Tulle (petit forum) : Morning sun (1952) d'Edward Hopper, autour d'Oh les beaux jours de Samuel Beckett, mise en scène d'Alain Françon
Qu’il s’agisse du personnage de Winnie dans le texte de Samuel Beckett ou de cette femme assise sur son lit dans le tableau d’Edward Hopper, toutes deux sont confrontées à la solitude, à l’immobilité et à un temps suspendu. Dans ces deux œuvres, l’espace contraint devient le lieu d’une réflexion sur l’existence, l’attente et sur l’effacement progressif du corps. Une même thématique traitée de deux manières : une intériorité silencieuse dans la toile de l’artiste américain, contre un monologue à la fois absurde et très profond dans le texte du dramaturge irlandais.

- mercredi 3 février au théâtre de Brive (hall) : Le Cerisier (1891-1893) de Berthe Morisot, autour d’Une Cerisaie d’Anton Tchekhov, mise en scène d’Aurélie van den Daele
Dans ces deux œuvres, un même arbre : le cerisier. L’arbre fruitier devient un symbole associé à la mémoire, à l’enfance et à un monde en déclin, menacé de disparition. Chez Morisot, le cerisier évoque un moment de jeunesse, de complicité et de transmission familiale, tandis que, chez Tchekhov, la cerisaie devient le symbole d’un monde aristocratique en train de s’effondrer. Deux rapports opposés au temps : Morisot peint le temps de la récolte, Tchekhov celui de l’abattage ; l’un conserve un bonheur présent, l’autre dramatise l’impossibilité de le retenir.

- mercredi 10 février au théâtre de Tulle (petit forum) : Clytemnestre hésitant avant de frapper Agamemnon endormi. Égisthe, son complice, la pousse,  (1817) de Pierre-Narcisse Guérin, autour d’Un jour sans vent (Une Orestie) d’Eschyle et Mylène Tournier, mise en scène Das Plateau
Représentation directe du texte d’Eschyle, cette toile de Pierre-Narcisse Guérin saisit l’instant qui précède le meurtre, lorsque la décision n’est pas encore prise mais semble déjà inévitable. Clytemnestre, saisie par la peur, est en plein conflit intérieur et le peintre, par ses choix de composition, nous laisse voir le basculement d’un personnage vers la violence et vers un geste irrémédiable.

- mercredi 3 mars au théâtre de Tulle (forum) : autour de DELETE texte et mise en scène d'Anne Théron
Œuvres et textes à venir

- mercredi 31 mars au théâtre de Brive (hall) : Marat assassiné (1793) de Jacques-Louis David, autour de L'Avenir des reflets  texte et mise en scène de Lazare
Les deux œuvres prennent la Révolution française et la figure de Marat comme points de départ pour interroger l’engagement politique et la mémoire historique. Jacques-Louis David, dans son célèbre tableau Marat assassiné, transforme Jean-Paul Marat en martyr révolutionnaire, tandis que LAZARE le fait revivre par une approche plus poétique et musicale. Ces deux approches parlent de l’écriture comme arme, mais aussi de la manière dont le passé peut-être réinterprété pour parler du présent.

- mercredi 5 mai au théâtre de Brive (hall) : autour de Parad(i)s chorégraphie de Marion Muzac
Œuvres et textes à venir


Renseignements : Anne-Sophie Miloche